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Cambieresti
?
1200 Familles et dix mois pour démontrer
qu’il est possible de vivre bien (voire
mieux) en consommant « durable et équitable
».Voilà le but du projet Cambieresti
? lancé en mars de cette année par
la commune de Venise. Cambieresti ? (acronyme
pour consommation, environnement, économies
d'énergie et styles de vie, qui signifie
en Italien « changerais-tu ? »), est
cofinancé par le Ministère de l’Environnement
dans le cadre de l’application de l’Agenda
21 Local et s’insère dans un plus
large « projet énergétique
communal » (PEC). Le PEC vise la réduction
d’émissions polluantes et de consommation
d’énergie, mais aussi la valorisation
d’un réseau local de producteurs/
fournisseurs/ distributeurs engagés dans
le développement durable. Les familles
participantes à Cambieresti ? reçoivent
un guide d’information où sont traitées
une douzaine de thématiques (de l’eau
aux finances, de la médecine au commerce).
Il indique les enjeux liés à chaque
problématique, ainsi que les alternatives
disponibles pour mettre en action une consommation
critique et responsable vis-à-vis de l’environnement
et des hommes. Une fois par mois, les Vénitiens
se réunissent en groupes animés
par un tuteur : ils remettent alors les relevés
de leurs compteurs, mais surtout ils échangent
leurs expériences et intègrent leurs
changements individuels à un processus
collectif. Résultat, les idées fusionnent
: des réseaux d’échanges et
d’auto production se mettent en place et
les groupes se vivent désormais comme une
force de pression sur les sponsors et les institutions.
L’expérience doit se poursuivre jusqu’à
la fin de l’année 2005.
Exemple à suivre !
www.cambieresti.net
Un
nouveau pétrole ?
Les clathrates, ces complexes d´hydrates
de gaz constitués de molécules gazeuses
piégées au sein d´une matrice
de molécules d´eau et qui ressemblent
à de la glace, pourraient servir de source
d´énergie de substitution au pétrole.
En effet, la fonte d´un centimètre
cube de ces hydrates de gaz libère environ
165 centimètres cubes de gaz ! Naturellement
présents à partir de 1000 mètres
sous le permafrost nordique, et dès 500
mètres sous les planchers océaniques
les plus profonds (c´est à dire dans
des domaines de basses températures et
de hautes pressions), on les trouve entre autres,
au large de la Nouvelle Calédonie, dans
le Golfe du Mexique, au large des USA (zone de
subduction de Cascadia) ou encore au niveau de
la fosse de Nankai (Sud Est du Japon). La quantité
de méthane stockée sous cette forme
est estimée au double des réserves
confondues de charbon, pétrole et gaz connues
! Toutefois son extraction demeure extrêmement
coûteuse et hasardeuse à cause de
l´incertitude sur la teneur en gaz des gisements
et de la dangerosité de ces gaz (inflammabilité
et modification potentielle de la densité
de l´eau). Le programme international Malik
oeuvre actuellement dans le Nord Ouest canadien
pour tenter de recueillir le méthane par
des procédés de chauffage ou de
réduction de pression. L´actuelle
fonte du permafrost nordique libère naturellement
le méthane prisonnier avec la fusion des
clathrates. Rappelons que le méthane est
un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant
que le CO2 mais dont la durée de vie dans
l´atmosphère ne dépasse pas
10 ans contre 125 pour le CO2.
© EKWO
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KALEIDOSCOPE
ENVIRONNEMENT & PHENOMENES
Un
toit pour les éléphants
A Jaipur (Rajasthan), les éléphants
servent à transporter les touristes et
les marchandises sur les hauteurs de la ville.
Mais ils passent généralement la
nuit dans la rue. Les autorités de la ville
ont décidé de leur octroyer 30 hectares
en banlieue, pour y construire un village des
éléphants qui en accueillera une
centaine avec leur mahout. Plantation naturelle
adaptée, grande mare pour le bain, centre
vétérinaire, il ne sera pas seulement
un lieu de villégiature pour les éléphants
mais aussi un centre d'attraction pour les touristes,
puisque le projet inclut un restaurant, un centre
d'artisanat et un musée de la culture locale.
En
2003, les émissions de GES de l'Europe
des 15 n'ont diminué que de 1,7% par rapport
au niveau de 1990. Elles auraient du se situer
à - 5,2% pour espérer atteindre
l'objectif de Kyoto (- 8% d'ici 2012).
Dans la
peau des vaches
Les vaches sont très susceptibles. Elles
choisissent quelques copines qu’elles ne
quittent pas et se tiennent à l’écart
les bêtes qui ne leur plaisent pas. Brouilles
et bouderies peuvent durer des mois. Mais elles
sont capables d’un véritable effort
intellectuel pour déjouer un obstacle qui
les empêche d’accéder à
la nourriture. Lors qu’elles y parviennent,
elles expriment leur triomphe par des sauts et
des cavalcades en guise d’Eureka!. Telles
sont les conclusions du Congrès sur la
sensibilité animale organisé par
Compassion for World Farming qui a réuni
en Angleterre un aréopage de chercheurs
des meilleures universités de la planète
pour échanger leurs études sur les
émotions des animaux de ferme.
www.ciwf.org.uk
40
poubelles différentes sont mises à
disposition des Japonais pour trier leurs déchets
La planète
en chantier
Ils sont architectes, jardiniers, ingénieurs,
artistes, économistes, citoyens, médecins…
et pourtant ils sont semblables. Les Bioneers
ont pour point commun de mettre leur vie et leurs
actions, leur métier, bref leur énergie
au service de la restauration de la planète.
L'idée vient de Kenny Ausubel, qui dans
les années 90 oeuvrait avec sa femme pour
la promotion de pratique agricoles bio respectant
la biodiversité. Les biological pioneers
sont nés ainsi, avec le postulat que si
l'homme a pu créer les problèmes
sociaux et environnementaux actuels, il est capable
de trouver les réponses et solutions dans
la nature. Aujourd'hui, ces créatifs sont
répartis dans le monde - ce peut être
vous ou moi demain -, ces entrepreneurs et innovateurs
du futur, qui pour mieux le construire se rencontrent
chaque année afin d'échanger et
de trouver des solutions concrètes.
www.bioneers.org
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