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Silence, on mange !
Coup dur pour les accros du portable : des ingénieurs d'électronique de l'Université japonaise Iwate ont inventé le bois magnétique, capable d’absorber les micro-ondes émises par les téléphones mobiles. Toute pièce recouverte de ce matériau, comme les restaurants ou les lieux de spectacle, rendrait impossible l’utilisation de ces appareils. Quel est le procédé ? Lorsqu’une micro-onde atteint les minuscules particules du minerai nickel-zinc ferrite, sa charge magnétique est absorbée. Les ingénieurs ont donc placé en « sandwich » une feuille de ferrite de 4 mm entre de fines tranches de bois, ce qui permet de réduire la puissance de la micro onde de 97%. Selon eux, les panneaux pourront être accessibles à un prix réduit car ils peuvent être fabriqués à partir de matériaux magnétiques recyclés et de déchets de bois.

Pas de déchets pour les tomates

L'Europe produit chaque année près de 8,5 millions de tomates. 18% sont dégustés en l'état alors que le reste est transformé par l'industrie agroalimentaire en sauce, produit de conserve, ketchup, etc. Jusque là rien à dire sauf que les procédés industriels rejettent jusqu'à 40% de matière brute (peau et graines). Ces déchets finissent à la poubelle ou sont au mieux consommés par le bétail, alors qu'ils pourraient constituer une source de nutriments importante pour l'alimentation humaine. Devant un tel gâchis, l'Union européenne décidé de financer, à hauteur de 425 000 euros, un projet destiné à mettre en valeur les déchets de tomates. Démarré au mois de mai dernier, TOM(ate) devrait fournir ses premiers résultats en avril prochain. Les participants au projet espèrent mettre au point un procédé de fabrication efficace et non polluant d'additifs alimentaires à partir des résidus de tomates. Une technologie qui pourrait réduire de 30% le volume de déchets générés par l'industrie.

2000 arbres sont abattus chaque minute dans le monde

Les vertus cachées de la noix de coco
On connaît les vertus hydratantes et protectrices de son huile, la douceur
de sa chair et la fraîcheur de son lait, mais la noix
de coco recèle bien d'autres atouts cachés. Selon le BARC, centre de recherche atomique indien, son enveloppe aurait des capacités physiques d'absorption des émanations radioactives et de modulation du son (rien que ça !). Une découverte qui attribue à la coque de ce fruit exotique un immense potentiel d'application dans le secteur de l'énergie atomique. Mais ce n'est pas tout. Si la noix de coco séduit les gastronomes et intègre désormais la sphère de la recherche atomique, elle est aussi convoitée par l'industrie textile. En effet, le SITRA, centre de recherche textile du sud de l'Inde, travaille sur ses fibres dans l'objectif de les utiliser comme textile d'habillement ou géotextile


 



 




Micro-guêpes contre mouches pisseuses

Les micro-guêpes californiennes sont bien décidées à venir à bout des « mouches pisseuses » tahitiennes.
Cela fait plusieurs années que la mouche cicadelle (Homalodisca coagulata) s’est emparée des arbres de Tahiti et de Moorea. La mouche se gave de quantités astronomiques de sève qu’elle prélève dans les canaux des plantes. Jusqu’à mille fois son poids. Et ne garde que les principaux éléments nutritifs. L'insecte recrache le reste sous la forme de gouttelettes (d'où son nom). Mais le mal est fait, l'arbre est touché. C'est avec cette même technique que la mouche a eu raison de milliers d'arbres dans l'archipel. Pour stopper l'invasion et préserver ses forêts, le gouvernement de Polynésie française a décidé d'introduire dans l'archipel deux espèces de micro-guêpes, prédateurs de la cicadelle. Elevées en Californie, les micro-guêpes pourraient commencer leur travail courant juillet. Une expériencequi pourrait être reproduite dans notre pays où la pisseuse a commencé ses ravages, notamment dans le sud de la France.

Depuis 1976, en moyenne 5 400 incendies par an ont affecté les forêts, landes ou garrigues françaises d’au moins un hectare.

Superordinator
Le système Blue Gene/L d’International Business Machine Corp. a été qualifié le plus rapide au monde, parmi les 500 ordinateurs en lice. 70,72 trillions de calculs par seconde, presque le double du lauréat précédent, le Earth Simulator Japonais (35,86 trillions) sorti il y a seulement 2 ans et demi, et qui était déjà quatre fois plus rapide que son plus proche concurrent.
Jugé inachevé, il devrait dès l’année prochaine quadrupler cette vitesse (360 trillions calculs /s) dans les locaux du Laboratoire National Lawrence Livermore (USA), où il servira entre autres pour des recherches sur l'armement nucléaire.
L’autre atout de la supermachine ?
Sa consommation électrique gérée et limitée, et sa taille restreinte. D'après son fabricant, il devrait consommer 1 million USD d'électricité par an, alors que le Earth Simulator consommerait 60 millions USD s'il était aussi puissant. Sa surface au sol n'excèderait pas les 2 500 pied carrés, comparé aux 34 000 nécessaires pour le concurrent japonais. Son empreinte écologique serait mesurée grâce à une démarche d'éco-conception.

Histoire de manchots : quand la nature nous ouvre les bras
Nos amis les manchots pourraient-ils nous donner des leçons en matière de conservation des aliments ? Les chercheurs du Centre d'Ecologie et de Physiologie Energétiques et du CNRS, seraient tentés de répondre que oui, depuis qu'ils ont décidé de se pencher sur la vie des manchots royaux, espèce issue des Terres Australes et Antarctiques françaises.
Après avoir observé attentivement cette communauté, ils ont découvert que cette espèce était caractérisée par une incroyable capacité de conservation alimentaire de l'estomac : en effet, le mâle du manchot royal est capable de jeûner pendant 2 à 3 semaines en conservant dans son estomac de la nourriture sans la digérer, ne puisant ainsi que sur ses réserves corporelles. Comment cela est-il possible ? Après de nombreuses analyses et prélèvements, il semblerait que le secret de cette conservation réside dans la présence de substances antimicrobiennes.
Parmi elles, la " sphéniscine " : cette molécule s'est révélée être efficace contre de nombreux microorganismes (bactéries, champignons) certains pouvant générer des maladies chez l'homme. Ainsi, les expériences résultant de l'observation de manchots pourraient donner lieu non seulement à des progrès technologiques concernant la conservation agroalimentaire, mais également à des applications dans le domaine biomédical.
Une leçon d'humilité qui nous montre encore une fois que les solutions de progression humaine sont parfois tout simplement sous nos yeux, dans la nature, qu'il suffit de l'observer, de la respecter, et de savoir en tirer les enseignements !
www.jbc.org/current.shtml

Une palme contre la carence
On la trouve dans les carottes, le foie, les œufs, le beurre... La vitamine A est précieuse, notamment pour nos yeux. Mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir à sa table une omelette carottes vichy. De part et d'autre du globe, près de 250 millions d'enfants carencés en vitamine A, sont condamnés. Pour enrayer le phénomène, une expérience a été menée au Burkina Faso par une équipe internationale composée de chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement, de l'Université de Montréal et de l'Institut de recherches en sciences de la santé. Les spécialistes ont prouvé que l'huile de palme rouge pouvait réduire considérablement les carences infantiles. Une grande campagne de production et d'information sur les vertus du produit a permis de baisser le seuil de carence de 62% à 30% chez les femmes et de 84,5% à 67% chez les plus petits.

40% en 10 ans.
La moitié est incinérée et part dans les cimenteries. Un tiers est stocké en décharge.

La loupe solaire fait un vrai four ?
Tuer des bactéries grâce à un effet de loupe, c'est facile, pas cher, et surtout efficace. Telle est la conclusion d'une étude de The Lancet, magazine médical anglais, et reprise par BBC News. Comment ? Grâce à un système de four solaire. Combinant des plaques de verre et un miroir incliné, le four solaire peut servir à cuire, mais aussi à désinfecter. Car la température obtenue est suffisante pour "pasteuriser" les liquides placés à l'intérieur du four. L'ajout de miroirs paraboliques ou d'un peu d'eau permet d'atteindre des températures encore plus élevées. Testé et validé en Inde avec diverses bactéries (E.coli, Staphyllocoque…), ce dispositif a prouvé son efficacité. Une solution pour les pays en voie de développement et les petits centres de soins de campagne confrontés au problème des matériels ou déchets médicaux à détruire ou stériliser. Et suppléant à peu de frais à d'autres dispositifs mille fois plus coûteux, comme un incinérateur ou un autoclave. Ici, 20 minutes de soleil suffisent.

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KALEIDOSCOPE ENVIRONNEMENT & PHENOMENES


Des vertus de la pollution… !
La Terre n’a peut-être pas le monopole de la vie : après les découvertes successives de 80 planètes hors de notre système solaire, la négation de toute forme de vie extraterrestre reviendrait aujourd’hui à vouloir défier les lois de la probabilité. Cependant, rendre compte de leur existence reste, en l'état actuel de nos connaissances scientifiques, une tâche fort complexe.
A. Labeyrie, astronome et professeur au Collège de France, met en exergue un paradoxe surprenant : « Plus la civilisation est avancée, plus elle sera difficile à découvrir ». En effet, comment les détecter autrement que par la chaleur ou les ondes radio ? Or il est très vraisemblable qu’une civilisation développée soit arrivée à maîtriser ses émanations ou à communiquer par laser. Etant donné l'état primitif de notre société et les nombreux gaz que nous dégageons, il y aurait alors de fortes chances pour que nous soyons les premiers à être découverts… Reste alors à espérer que ces "E.T." plus civilisés s'interrogent sur certaines questions d'éthique que C. Colomb ne s’était peut-être pas posées : que faire en cas de découverte d’une autre forme de vie ?

Le bio-ordinateur est en route, pas seulement celui de notre boite crânienne.
Découvrant que l’ADN présentait des similitudes avec un disque dur dans la manière de stocker l'information, Leonard Adleman en a ainsi utilisé des fragments pour calculer simultanément plusieurs solutions à un problème, même complexe - recherche relayée aujourd’hui par d'autres scientifiques. Principales différences, la taille d'un tube de 100 µl est suffisant, mais surtout le traitement des données en base 4 (A,T,C,G) au lieu d’une base binaire (0,1) pour un ordinateur classique, ce qui décuple le potentiel de calcul.
Résultat : un tel ordinateur peut être très léger, n'utiliser quasiment aucune énergie et être très rapide en calcul. Mais le défaut de sa qualité est qu'il est moins compétitif en calcul simple, ne sait pas faire du traitement de texte, peut fournir des réponses extrêmement compliquées, et donc exiger du temps pour les décrypter. Enfin, sa fiabilité peut être remise en cause du fait de la capacité de mutation de l'ADN.
Récemment, des chercheurs de la Columbia University de New York ont conçu un modèle qui pourrait apprendre à analyser et détecter des cellules malades. Un nano-robot pourrait être injecté dans le corps et ouvrir la voie à une nouvelle thérapie contre le cancer. Pour ce qui est des macro-calculs, le GRID (mise en réseau d'ordinateurs connectés afin de récupérer la mémoire inutile à l'usage courant pour créer un superordinateur virtuel) reste la solution la plus accessible et fiable à ce jour pour fournir la puissance nécessaire, pour les entreprises comme pour les chercheurs. www.engineering.com/content

22% des forêts mondiales se trouvent en Russie. Elles absorbent 15% du CO et du CO2 du monde

Soja brésilien
Le laboratoire de développement de technologies propres (Ladetel) de l'université de Sao Paulo a développé un nouveau carburant écologique, constitué de 30 % de biocarburant et de 70 % de diesel. Ses émissions polluantes seraient de 16 % inférieures à celles de l'essence. Le Brésil utilise déjà l'éthanol (à base d'alcool de sucre de canne) et pourrait ainsi exploiter par transformation chimique l'huile de soja - dont il est second producteur mondial. Un avantage est que cette solution diminuerait un peu la dépendance du Brésil vis-à-vis des produits pétroliers. Mais un inconvénient est que ce nouveau débouché pour le soja risque de stimuler davantage encore la production de soja transgénique autorisée par le gouvernement brésilien à titre exceptionnel en 2004.
http://dabdoub-labs.com.br/ladetel.cfm

74 % des filles âgées entre
15 et 19 ans en République Démocratique du Congo sont déjà mariées , 70 % au Niger, 54 % en Afghanistan, 51 % au Bangladesh, 28 % en Iraq selon un rapport de l'UNICEF (2001).


Faire fondre les marées noires
Les rivages européens pourraient-ils retrouver leurs grains de sable propres et nets ? Le département Systèmes Energétiques et Environnement de l'Ecole des Mines de Nantes vient de mettre au point un système de dépollution des sables et des terres souillés : le projet Thermer. L'équipe de recherche, soutenue par quatre entreprises dont Gaz de France, a choisi la voie thermique pour opérer. Une nouveauté, puisque jusqu'alors, le procédé physico-chimique (dissolution du pétrole grâce à un solvant, puis rinçage à l'eau, au moyen d'un réacteur cylindrique tournant) a souvent été privilégié - et notamment lors des campagnes de nettoyage post-Erika.
Arnaud Delebarre, responsable du Master explique que le principe de Thermer consiste à mettre en suspension dans l'air les grains de sable pollués en brûlant les particules de fioul à une température de 850 degrés (un procédé qui ressemble un peu aux machines à pop-corn). Les grains de sable sont ainsi en contact avec l'air de combustion et nettoyés sur toute leur surface. Cette nouvelle méthode ne produit ni soufre, ni oxydes d'azote. Et est radicalement moins chère (-50% par rapport aux méthodes traditionnelles), d'autant qu'elle peut être mise en œuvre dans les usines d'ordures ménagères utilisant la technique dite " en lit fluidifié ". Des tests grandeur nature devraient prochainement débuter.

Un pavé dans la mare
Une société japonaise commercialise des pavés qui peuvent être mis dans les lacs ou rivières pour purifier l'eau. L'Eco-Bio Block est fabriqué à partir de ciment mélangé à des micro-organismes pouvant dégrader les polluants organiques présents dans l'eau. D'après les tests menés par le MLIT (ministère du Territoire et des Transports), ces pavés réduisent la concentration en oxyde d'azote dans l'eau de 75 % en deux semaines. Ils mesurent 10 x 10 x 6 cm et sont vendus 500 yens pièce (4 euros). Après avoir conquis le Japon, le fabricant Koyoh exporte maintenant vers la Malaisie.
http://eco-bio-block.jp




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