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Et vogue le navire
(toxique)
Quand les navires vont mourir en Inde,
ils entraînent dans leur chute les ouvriers
d'Alang, cette gigantesque zone industrielle où
plus de 300 bateaux issus des quatre coins de
la planète viennent finir leur vie. Encore
une démonstration de la négligence
des pays développés à l'égard
des pays pauvres : ils envoient leurs vieux bateaux
pour les recycler sans même les débarrasser
de leurs produits toxiques. Sans respecter la
convention de Bâle et la législation
locale obligeant à décontaminer
les épaves avant leur arrivée dans
l'Etat du Gujarat, ils entretiennent la situation
de l'Inde, poubelle du monde (les déchets
toxiques comme le mercure se retrouvent déjà
à Kodaikanal, les déchets informatiques
à New Delhi…).
Pire encore, les conditions de travail des ouvriers
s’avèrent déplorables : régulièrement
des explosions de matières toxiques blessent
le personnel qui ne touche aucune compensation.
Les ouvriers n'ont ni eau courante ni électricité
et selon les médecins, le manque d'hygiène
est à l'origine de nombreuses maladies.
Ils travaillent à l'aveuglette sans savoir
où se trouvent les risques d’explosion.
118 millions d'euros par an ont été
débloqués par le gouvernement brésilien
pour lutter contre la déforestation amazonienne
Des KW en coquille
La noix de macadamia, exotique de culture,
possède l'une des coquilles
les plus résistantes, pour la casser
il faut exercer une pression d'au moins 21kg/cm².
Le fruit exploité ne représente
que 20% du poids, ce qui génère
des tonnes de déchets dans les usines de
production tropicales à cause du marché
grandissant de cette noix. On se trouve donc devant
une source de biomasse intéressante qui
ne demande qu’à être exploitée.
C'était chose faite à Hawaï,
et c'est au tour de l'Australie maintenant de
la transformer en électricité. Dans
le Queensland, Ergon Energy, la compagnie publique,
a démarré une usine qui convertira
1 700 kgs de coquilles par heure en électricité
grâce à un générateur
de 1,5MW. Elle pourra satisfaire les besoins de
1 200 maisons du Queensland dès la première
année, réduisant de 9 500 tonnes
ses émissions de gaz à effet de
serre. Ces coquilles de noix s’ajoutent
aux déchets de canne à sucre, déjà
utilisés par combustion pour alimenter
les Australiens en énergie renouvelable.
Depuis 1976, en moyenne 5 400
incendies par an ont affecté les forêts,
landes ou garrigues françaises d’au
moins un hectare.
Il sentait bon le
sable chaud
De Sète à Marseillan s'étire
une fine bande sableuse de 12 km de long et 2
km de large, séparant l'étang de
Thau de la mer Méditerranée, le
Lido. Grouillant de vie, il constitue non seulement
un patrimoine écologique rare mais est
aussi le cur d'activités. Pourtant,
on regarde depuis des décennies l'érosion
aggravée par la présence de la route
le détruire peu à peu. Plantons
le décor : la rive sud de l'étang
est occupée par un des plus vastes herbiers
sous-marins connus en Europe, au peuplement piscicole
d'une grande variété. En bordure,
les salins abritent une richesse ornithologique.
Vers le Nord, derrière des vignes, s'étendent
les sansouires, zones basses au sol salé,
couvertes d'une végétation essentiellement
composée de salicornes. Enfin, les dunes
anciennes, enserrées entre la route littorale
et le vignoble, protègent le Domaine de
Listel contre les invasions marines, les embruns
et le sable.
Un équilibre naturel parfaitement rodé.
Mais sur la période 1954-2000, le Lido
a perdu pas moins de 45 ha de façade maritime.
Le plus gros de ce processus d'érosion
est provoqué par la route littorale construite
sur l'ancien cordon dunaire. Les vagues viennent
heurter de plein fouet la digue en enrochements
qui protège la voie emportant avec elles
des quantités trop importantes de sable.
De plus, la route limite les échanges sédimentaires
entre dunes vives et dunes anciennes et s'oppose
ainsi au fonctionnement normal du système.
Devant le danger de voir la plage disparaître
totalement d'ici quinze ans, les pouvoirs publics
semblent avoir pris leur responsabilité.
Le recul de la route va enfin être entrepris
afin de rétablir les conditions d'un fonctionnement
efficace contre l'érosion.
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KALEIDOSCOPE
ENVIRONNEMENT &
PHENOMENES
La Loire et l'Allier
sur liste rouge
Longtemps considérés comme une avancée
du progrès (développer l'irrigation,
produire de l'hydroélectricité,
lutter contre les crues, alimenter en eau potable),
les barrages montrent, depuis, leurs inconvénients
(baisse préoccupante de la qualité
de l'eau, perte de la biodiversité, fragmentation
des écosystèmes aquatiques, aggravation
des inondations).
Moralité ? Tous nos barrages ne sont pas
positifs pour l'environnement.Fort de cette prise
de conscience, on cherche aujourd’hui à
« créer une nouvelle culture »
de l'eau et des rivières .
Le barrage de Poutes-Monistrol, construit en 1941
dans le lit de l'Allier, est un exemple de site
à restaurer. Il mesure 16 m de haut, stocke
2,2 millions de m3 d'eau, et fournit en électricité
de quoi satisfaire une petite ville.
Mais la Loire reste le dernier grand fleuve sauvage
d'Europe et son principal affluent, l'Allier,
est un véritable conservatoire vivant de
la dynamique fluviale et de la diversité.
Et un enjeu économique et patrimonial pour
le saumon de la Loire et de l'Allier, le dernier
d’Europe à avoir plus de 1000 km
en eau douce. Le saumon est inscrit sur la liste
rouge des espaces menacées de l'UICN et
du Museum d’histoire naturelle.
C'est sur lui que reposent les espoirs de reconstitution
de souches pour les autres fleuves de la façade
atlantique d'où il a totalement disparu.
Supprimer ce barrage télécommandé
depuis Lyon faciliterait les migrations du poisson.
L'énergie pourrait être produite
par des éoliennes, par exemple, ce qui
engendrerait des emplois. La concession de Poutès-Monistrol
arrive à terme en 2007. Une occasion pour
la France de prouver ses engagements pour les
énergies renouvelables bien gérées,
et une raison pour nous de limiter notre consommation
d'électricité, en produisant des
« négawatts » !
Avec ou sans
vison
Bonne nouvelle pour ceux qui ne le savaient pas
: il y a des visons d'Europe en France. Mauvaise
nouvelle
il n'y en a peut-être plus
assez pour que l'espèce survive
Ce
Vison est une des espèces de mammifère
les plus menacées au monde d'après
l'UICN, et classée prioritaire de la Directive
sur la conservation des habitats naturels, de
la faune et de la flore sauvages. En France, après
avoir occupé une cinquantaine de départements
au début du XXe siècle, ce petit
carnivore à la robe marron chocolat réputée
pour sa douceur extrême, n'est présent
aujourd'hui qu'en Aquitaine et dans le sud de
la région Poitou-Charentes, soit 7 départements.
La diminution de son territoire se poursuit tandis
que les effectifs déclinent.
Les principales raisons ? D'un côté,
la disparition et la fragmentation de ses habitats
: les zones humides. L'animal a besoin d'un territoire
d'env. 15 km de rivière, et se promène
le long des berges. Les routes et ponts mal aménagés
le contraignent à emprunter des voies dangereuses
où il se fait tout bonnement écraser.
De l'autre, il se fait tuer accidentellement dans
des pièges tendus légalement par
l'homme pour lutter contre des espèces
nuisibles (Ragondin, Vison d'Amérique,
Putois,
). Comme en Bretagne, où il
a été complètement rayé
de la carte après les campagnes de piégeage
massives contre son cousin d'Amérique ("envahisseur"
échappé des élevages
pour la fourrure), par confusion. Ce dernier,
plus opportuniste, fait des dégâts
dans les élevages de poulets comme de poissons
ou de crevettes. Plus gros, de couleur semblable,
il a pour seul signe distinctif à l'il
une seule tache blanche sur la lèvre inférieure
(menton) alors que notre vison d'Europe en a 2
: sur la lèvre supérieure et sur
la lèvre inférieure.
De plus, il envahit la niche écologique
du vison indigène, auquel il peut transmettre
des pathologies. Les piégeurs agréés
utilisent des pièges tuants ou des cages.
Si celles-ci ont une petite ouverture, le Vison
d'Europe peut s'en échapper là où
les nuisibles restent coincés.
Des actions de terrain sont menées pour
adopter cette solution et surtout remplacer gratuitement
les pièges tuants par des cages dans le
cadre du plan national de restauration du Vison
d'Europe financé par les collectivités
locales et l'Etat. Quant aux raticides anticoagulants
disséminés le long des berges, mort
lente par intoxication indirecte assurée
Des mesures de conservation doivent être
intensifiées très rapidement pour
espérer sauver la population. Ce serait
dommage que les seuls visons visibles - du moins
leur fourrure - en France soient d'élevage
et imprimés sur papier glacé dans
les magazines de mode ou derrière une vitrine
www.sfepm.org,
campagne "Vison d'Europe"
43 C'est le nombre total
des Parcs naturels régionaux en France
depuis la création le 5 mars dernier du
petit dernier : le Parc des Pyrénées
catalanes.
Vacciner
les plantes
Les recherches communes de la société
Goëmar et le CNRS sur les molécules
extraites des algues, la génétique
et la défense naturelle des plantes terrestres
et maritimes à partir des algues ont abouti
sur Iodus 40, homologué pour le blé.
Ce produit ne remplacera pas l'ensemble des pesticides
mais constitue une alternative aux pesticides
issus de la pétrochimie.
www.goemar.com
www.cnrs.fr/SDV/kloaregumr.html
100 000 mammifères
marins et un million d'oiseaux sont tués
tous les ans par les déchets en plastique
(PNUE)
Pollution = poison
Certaines substances peuvent être
neurotoxiques, induisant des maladies dégénératives
du système nerveux chez l'adulte et une
baisse du quotient intellectuel chez l'enfant.
D'autres sont immunotoxiques, c'est-à-dire
qu’elles induisent une déficience
du système immunitaire et par conséquent
un sujet fragilisé face aux infections
virales. Même en Angleterre, une étude
récente de la revue médicale du
Royal Institute of Public Health, associe pollution
et augmentation des cas de Parkinson et Alzheimer.
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