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Le TGV entre en Corée
Dans un pays en proie à
des embouteillages monstres, le KTX devrait séduire.
La compagnie de chemins de fer coréens « Korail » prévoit une affluence de
80 millions de passagers la première année, soit
10 millions seulement de plus que l'ensemble du réseau TGV de la SNCF.
Le KTX coréen construit par le groupe de construction mécanique français Alstom se distingue du TGV français par la longueur des rames (388 mètres), deux fois supérieure à un TGV classique mais comparable à l’Eurostar. En première classe, comble du luxe,
les passagers peuvent faire pivoter leurs sièges
à l'aide d’une simple pédale, pour voyager dans le sens de la marche.
La Corée du Sud caresse l'espoir de construire un jour une ligne à grande vitesse vers la Corée du Nord. Un projet que partage Kim Yong-joo, ingénieur sur le projet. "Mon rêve est d'aller dans ce train à grande vitesse à Pyongyang, de traverser la Sibérie et de rejoindre l'Europe"...


Re-lithium
Les batteries rechargeables au lithium sont utilisées comme principale source d'énergie des appareils portables (téléphones, ordinateurs...) mais jusqu'à ce jour aucun procédé n'était adéquate pour les recycler.
Leur nombre croissant
et l'obsolescence qui les guette à la même vitesse créent un enjeu d'envergure : actuellement, 9 000 tonnes de cobalt sont vendues chaque année pour fabriquer quelque 1,4 milliard de cellules. Une solution de recyclage se profile, et a gagné la médaille d'or (Gold Award) 2004 de l'Association de la Presse Européenne de l'Environnement (EEP, European Environmental Press) lors du dernier salon Pollutec en décembre à Lyon. Le procédé novateur répond aux exigences environnementales (pas de déchets dangereux, un coût accessible, un fort taux de recyclage rendant l'opération rentable) pour l'entreprise Umicore spécialisée dans les composants au cobalt qui l'a élaboré.
www.umicore.com

 



 




Et vogue le navire (toxique)
Quand les navires vont mourir en Inde,
ils entraînent dans leur chute les ouvriers d'Alang, cette gigantesque zone industrielle où plus de 300 bateaux issus des quatre coins de la planète viennent finir leur vie. Encore une démonstration de la négligence des pays développés à l'égard des pays pauvres : ils envoient leurs vieux bateaux pour les recycler sans même les débarrasser de leurs produits toxiques. Sans respecter la convention de Bâle et la législation locale obligeant à décontaminer les épaves avant leur arrivée dans l'Etat du Gujarat, ils entretiennent la situation de l'Inde, poubelle du monde (les déchets toxiques comme le mercure se retrouvent déjà à Kodaikanal, les déchets informatiques à New Delhi…).
Pire encore, les conditions de travail des ouvriers s’avèrent déplorables : régulièrement des explosions de matières toxiques blessent le personnel qui ne touche aucune compensation. Les ouvriers n'ont ni eau courante ni électricité et selon les médecins, le manque d'hygiène est à l'origine de nombreuses maladies. Ils travaillent à l'aveuglette sans savoir où se trouvent les risques d’explosion.

118 millions d'euros par an ont été débloqués par le gouvernement brésilien pour lutter contre la déforestation amazonienne

Des KW en coquille
La noix de macadamia, exotique de culture, possède l'une des coquilles
les plus résistantes, pour la casser
il faut exercer une pression d'au moins 21kg/cm². Le fruit exploité ne représente que 20% du poids, ce qui génère des tonnes de déchets dans les usines de production tropicales à cause du marché grandissant de cette noix. On se trouve donc devant une source de biomasse intéressante qui ne demande qu’à être exploitée. C'était chose faite à Hawaï, et c'est au tour de l'Australie maintenant de la transformer en électricité. Dans le Queensland, Ergon Energy, la compagnie publique, a démarré une usine qui convertira 1 700 kgs de coquilles par heure en électricité grâce à un générateur de 1,5MW. Elle pourra satisfaire les besoins de 1 200 maisons du Queensland dès la première année, réduisant de 9 500 tonnes ses émissions de gaz à effet de serre. Ces coquilles de noix s’ajoutent aux déchets de canne à sucre, déjà utilisés par combustion pour alimenter les Australiens en énergie renouvelable.

Depuis 1976, en moyenne 5 400 incendies par an ont affecté les forêts, landes ou garrigues françaises d’au moins un hectare.

Il sentait bon le sable chaud
De Sète à Marseillan s'étire une fine bande sableuse de 12 km de long et 2 km de large, séparant l'étang de Thau de la mer Méditerranée, le Lido. Grouillant de vie, il constitue non seulement un patrimoine écologique rare mais est aussi le cœur d'activités. Pourtant, on regarde depuis des décennies l'érosion aggravée par la présence de la route le détruire peu à peu. Plantons le décor : la rive sud de l'étang est occupée par un des plus vastes herbiers sous-marins connus en Europe, au peuplement piscicole d'une grande variété. En bordure, les salins abritent une richesse ornithologique. Vers le Nord, derrière des vignes, s'étendent les sansouires, zones basses au sol salé, couvertes d'une végétation essentiellement composée de salicornes. Enfin, les dunes anciennes, enserrées entre la route littorale et le vignoble, protègent le Domaine de Listel contre les invasions marines, les embruns et le sable.
Un équilibre naturel parfaitement rodé. Mais sur la période 1954-2000, le Lido a perdu pas moins de 45 ha de façade maritime. Le plus gros de ce processus d'érosion est provoqué par la route littorale construite sur l'ancien cordon dunaire. Les vagues viennent heurter de plein fouet la digue en enrochements qui protège la voie emportant avec elles des quantités trop importantes de sable.
De plus, la route limite les échanges sédimentaires entre dunes vives et dunes anciennes et s'oppose ainsi au fonctionnement normal du système.
Devant le danger de voir la plage disparaître totalement d'ici quinze ans, les pouvoirs publics semblent avoir pris leur responsabilité. Le recul de la route va enfin être entrepris afin de rétablir les conditions d'un fonctionnement efficace contre l'érosion.









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KALEIDOSCOPE ENVIRONNEMENT & PHENOMENES


La Loire et l'Allier sur liste rouge
Longtemps considérés comme une avancée du progrès (développer l'irrigation, produire de l'hydroélectricité, lutter contre les crues, alimenter en eau potable), les barrages montrent, depuis, leurs inconvénients (baisse préoccupante de la qualité de l'eau, perte de la biodiversité, fragmentation des écosystèmes aquatiques, aggravation des inondations).
Moralité ? Tous nos barrages ne sont pas positifs pour l'environnement.Fort de cette prise de conscience, on cherche aujourd’hui à « créer une nouvelle culture » de l'eau et des rivières .
Le barrage de Poutes-Monistrol, construit en 1941 dans le lit de l'Allier, est un exemple de site à restaurer. Il mesure 16 m de haut, stocke 2,2 millions de m3 d'eau, et fournit en électricité de quoi satisfaire une petite ville.
Mais la Loire reste le dernier grand fleuve sauvage d'Europe et son principal affluent, l'Allier, est un véritable conservatoire vivant de la dynamique fluviale et de la diversité. Et un enjeu économique et patrimonial pour le saumon de la Loire et de l'Allier, le dernier d’Europe à avoir plus de 1000 km en eau douce. Le saumon est inscrit sur la liste rouge des espaces menacées de l'UICN et du Museum d’histoire naturelle.
C'est sur lui que reposent les espoirs de reconstitution de souches pour les autres fleuves de la façade atlantique d'où il a totalement disparu. Supprimer ce barrage télécommandé depuis Lyon faciliterait les migrations du poisson. L'énergie pourrait être produite par des éoliennes, par exemple, ce qui engendrerait des emplois. La concession de Poutès-Monistrol arrive à terme en 2007. Une occasion pour la France de prouver ses engagements pour les énergies renouvelables bien gérées, et une raison pour nous de limiter notre consommation d'électricité, en produisant des « négawatts » !

Avec ou sans vison
Bonne nouvelle pour ceux qui ne le savaient pas : il y a des visons d'Europe en France. Mauvaise nouvelle… il n'y en a peut-être plus assez pour que l'espèce survive… Ce Vison est une des espèces de mammifère les plus menacées au monde d'après l'UICN, et classée prioritaire de la Directive sur la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages. En France, après avoir occupé une cinquantaine de départements au début du XXe siècle, ce petit carnivore à la robe marron chocolat réputée pour sa douceur extrême, n'est présent aujourd'hui qu'en Aquitaine et dans le sud de la région Poitou-Charentes, soit 7 départements. La diminution de son territoire se poursuit tandis que les effectifs déclinent.
Les principales raisons ? D'un côté, la disparition et la fragmentation de ses habitats : les zones humides. L'animal a besoin d'un territoire d'env. 15 km de rivière, et se promène le long des berges. Les routes et ponts mal aménagés le contraignent à emprunter des voies dangereuses où il se fait tout bonnement écraser. De l'autre, il se fait tuer accidentellement dans des pièges tendus légalement par l'homme pour lutter contre des espèces nuisibles (Ragondin, Vison d'Amérique, Putois,…). Comme en Bretagne, où il a été complètement rayé de la carte après les campagnes de piégeage massives contre son cousin d'Amérique ("envahisseur" échappé des élevages
pour la fourrure), par confusion. Ce dernier, plus opportuniste, fait des dégâts dans les élevages de poulets comme de poissons ou de crevettes. Plus gros, de couleur semblable, il a pour seul signe distinctif à l'œil une seule tache blanche sur la lèvre inférieure (menton) alors que notre vison d'Europe en a 2 : sur la lèvre supérieure et sur la lèvre inférieure.
De plus, il envahit la niche écologique du vison indigène, auquel il peut transmettre des pathologies. Les piégeurs agréés utilisent des pièges tuants ou des cages.
Si celles-ci ont une petite ouverture, le Vison d'Europe peut s'en échapper là où les nuisibles restent coincés.
Des actions de terrain sont menées pour adopter cette solution et surtout remplacer gratuitement les pièges tuants par des cages dans le cadre du plan national de restauration du Vison d'Europe financé par les collectivités locales et l'Etat. Quant aux raticides anticoagulants disséminés le long des berges, mort lente par intoxication indirecte assurée… Des mesures de conservation doivent être intensifiées très rapidement pour espérer sauver la population. Ce serait dommage que les seuls visons visibles - du moins leur fourrure - en France soient d'élevage et imprimés sur papier glacé dans les magazines de mode ou derrière une vitrine…
www.sfepm.org, campagne "Vison d'Europe"

43 C'est le nombre total des Parcs naturels régionaux en France depuis la création le 5 mars dernier du petit dernier : le Parc des Pyrénées catalanes.

Vacciner les plantes
Les recherches communes de la société Goëmar et le CNRS sur les molécules extraites des algues, la génétique et la défense naturelle des plantes terrestres et maritimes à partir des algues ont abouti sur Iodus 40, homologué pour le blé. Ce produit ne remplacera pas l'ensemble des pesticides mais constitue une alternative aux pesticides issus de la pétrochimie.
www.goemar.com
www.cnrs.fr/SDV/kloaregumr.html

100 000 mammifères marins et un million d'oiseaux sont tués tous les ans par les déchets en plastique (PNUE)

Pollution = poison
Certaines substances peuvent être neurotoxiques, induisant des maladies dégénératives du système nerveux chez l'adulte et une baisse du quotient intellectuel chez l'enfant. D'autres sont immunotoxiques, c'est-à-dire qu’elles induisent une déficience du système immunitaire et par conséquent un sujet fragilisé face aux infections virales. Même en Angleterre, une étude récente de la revue médicale du Royal Institute of Public Health, associe pollution et augmentation des cas de Parkinson et Alzheimer.





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